Voiçi l'histoire d'Aurélien, un enfant trisomique confronté au rejet de la société et plus particulièrement de l'éducation nationale.
Les handicaps ne sont pas égaux face au regard des gens. L'handicap mental est trés mal perçu et il est difficile d'intégrer des enfants handicapés mentaux.
Ainsi, la maternelle s'est assez bien passée pour Aurélien. Mais comme toujours, cela dépend des personnes et des enseignants. Sa dernière année de maternelle s'est déroulée avec Madame R.
Tous les jours, le papa d'Aurélien croisait sa maÎtresse. Elle ne lui parlait pas ou peu, étant trop pressée à quitter l'école. Cependant durant le troisième trimestre, elle n'hésitait pas à se plaindre de son fils, en disant qu'il ne voulait pas obéir et que durant le début de l'année scolaire, elle le punissait en le laissant seul sur une chaise. Le papa était stupéfait de ces révélations, car voyant cette institutrice tous les jours, elle ne lui avait jamais parlé de ces problèmes, ni de ces punitions dégradantes.
Aurélien est allé dans une CLIS ensuite sur une autre commune. Personne ne le connaissait dans cette école, mais le ton de l’accueil ne tarda pas à révèler. A la première entrevue avec le futur instituteur d’aurélien, cet instituteur de CLIS disait au papa “Je vous le dis franchement, je n’en veux pas de votre fils, j’ai assez de mal avec mes cas sociaux, c’est pas pour prendre votre fils !” Imaginez la stupéfaction et la colère du père qui crie alors son indignation et ce la directrice qui rétorque au père “Ah non, vous n’allez pas commencer !”.
Ainsi, commencait une longue année. Mais, il faut reconnaitre que cet instituteur malgré ses remarques blessantes, s’est occupé de notre fils. Evidemment l’année d’après, il fallut trouver une autre école, car cet enseignant menaçait de s’arrêter s’il devait renouveler cette expérience.
Tout le problème des CLIS 1, c’est qu’elles ont été créées pour les handicapés mentaux. Le but était de les intégrer dans un milieu ordinaire. Seulement, les enseignants ont pervertis ces classes, en virant les handicapés en IME et en plaçant des enfants en difficultés scolaires à la place. Pourquoi, me diriez-vous ? Pour leur plus grand confort, créant ainsi une classe d’enfants en difficultés, mais ce n’est pas le but, d’autant plus que ces enseignants de CLIS sont payés davantage pour des fonctions qu’elles n’ont plus.
Aurélien a donc changé de CLIS pour se retrouver avec sa maîtresse de maternelle. Vraiment le hasard fait mal les choses.
...... À suivre