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Témoignages
Violé, noyé !
            Par pudeur, nous ne nous étendrons pas sur ce jeune garçon trisomique. Nous avons longtemps hésité à relater cette malheureuse histoire qui est arrivée à des amis proches, mais il faut savoir ce qui se passe derrière certains murs. Cela pourra peut-être rendre plus vigilent parents et professionnels.
            Ainsi, le jeune F. trisomique, se trouvait en I.M.E. dans le Nord de la France. Il était en internat et s'est fait violé plusieurs fois par un éducateur. Les parents se sont retrouvés devant une procédure inextricable où la parole de l'enfant était mis en doute. Heureusement, l'ADN lui a rendu sa crédibilité qui n'aurait pas tenu face au bloc éducatif qui soutenait l'auteur dans un premier temps. Même face aux preuves irréfutables, des commentaires audieux étaient tenus comme par exemple que l'enfant provoquait ce pauvre éducateur.
            Ayant eu gain de cause, mais écoeuré, les parents décidaient de déménager et de quitter la région.
            Une autre région, une autre vie se disaient-ils. Après trois mois, le jeune homme sous la surveillance attentive des éducateurs !!! se noyait dans un lac !

  
Discrimination au cinéma
            Pendant les vacances de février, nous sommes sortis avec nos enfants et deux nièces pour manger et aller voir Taxi 4 au cinéma Pathé près de chez nous.Nous étions 9 personnes. Accompagné de notre fils qui est infirme moteur cérébral, qui était heureux d'être en si bonne compagnie, d'autant plus que pendant les vacances, il n'a pas beaucoup d'activités, à part rester à la maison et jouer sur internet.
            Arrivé au cinéma, je me présente au guichet et je lui montre notre fils en fauteuil roulant. Il me dit c'est bon, je paye et j'avance. L'hôtesse d'accueil m'interpelle, ne me dit pas bonjour, par contre elle dit : "qui c'est qui a fait rentré celui-là !" en montrant mon fils. Je lui répond gentiment : "il a l'habitude de venir !". Elle me dit non, qu'elle va appeler un responsable. Ce dernier arrive et me dit que la salle n'est pas accessible pour enfant handicapé. Je lui explique que la fois dernière, j'ai même regarder le film Gardield dans la même salle. Je lui propose même de prendre mon fils avec moi en le portant, quitte à signer un papier de dégagement de responsabilité s'il le souhaitait. Sa réponse fut négative. Ensuite, on s'est fait rembourser et escorter par un vigile. Je suis resté calme car je suis sous traitement (j'ai eu un infarctus) mais ma femme était en colère ! Elle lui a dit que c'était inhumain et qu'il faisait honte à la République.
Notre fils ne cessait de pleurer en se demandant pourquoi le monsieur nous avait "éjecter" comme ça !
                        
Un monde qui fait peur !
            En tant qu'association, nous sommes beaucoup sollicités et ne pouvons que suggerer aux parents la plus grande vigilence par rapport à leurs enfants. Le problème est que lorsqu'on a un enfant handicapé, on a tendance à mettre en doute certains témoignages. Il est vrai que nos enfants sont comme tous les autres enfants, ils peuvent raconter des histoires, mais la plus grande prudence doit être la règle afin de ne pas passer à coté d'un drame !
            Nous avons souvent remarqué une cohésion de professionnels lorsqu'un des leurs était mis en cause, et une certaine pression qui fragilisait le témoignage des enfants.
            Nous avons entendu des témoignages boulversants où dans des établissements des enfants étaient enfermés dans les toilettes, etc.
            La réaction à cette situation doit être la saisie de l'autorité judiciaire pour préserver l'enfant et aussi préserver la crédibilité de la plupart des instituts et centre qui font leur travail correctement.