Le cas de Clémentine
Clémentine est une petite fille trisomique.
Notre institution part sur des a prioris, sur des idées préconcues et il devient alors trés difficile de faire bouger les choses.
Clémentine était scolarisée en maternelle, puis en primaire dans une classe d’intégration scolaire. Il s’agit de classe scolaire et non de garderie. C’est du moins ce qu’à défini l’éducation nationale lors de la création de ces classes.
Ainsi, Clémentine se trouvait dans une CLIS sur Rouen et aucun apprentissage n’était effectué. Lorsque la maman demandait à l’institutrice de CP quand elle allait apprendre à lire à sa fille, cette dernière rétorquait que ce n’était pas à elle de lui apprendre à lire, mais à l’orthophoniste. De ce fait l’orthophoniste avec trois quart d’heure par semaine aurait du apprendre à lire à une petite fille handicapée alors que les enfants “normaux” se font matraquer en CP par deux à trois heures de lecture par jour.
Alors naturellement, on entend toujours les mêmes phrases : “elle ne peut pas... Il ne faut pas trop la fatiguer ...”
La maman s’est mise à apprendre à lire à sa fille... En dehors des cours ... Entrainant plus de fatigue...
... Le résultat ... Aujourd’hui cette jeune fille se trouve au collège en classe de 5ème et suit une scolarité normale. Elle va faire des courses seules, elle se débrouille seule. Soit il y a encore beaucoup à faire, mais qu’en aurait-il été si la maman s’était conformée à nos institutions ?
Dans certaines écoles les enfants ne sont pas égaux. Ne prenons qu’un exemple, alors que nous pourrions en prendre cent. Clémentine un jour cracha dans la cour, immédiatement, les parents ont été prévenus par la directrice qui outrée a laissé aussi un mot sur le cahier de liaison. Cependant, lorsque Clémentine s’est faite mordre le pied, laissant une trâce sur sa chaussure, il n’y eu aucun mot, ni même d’appel, c’est beau l’équité !